Comment diminuer l'impact de la sédimentation ?
La sédimentation est un processus géologique naturel par lequel des particules de matières organiques ou minérales (sables, limons, argiles, vases) transportées par l'eau se déposent sous l'effet de la gravité lorsque la vitesse du courant diminue. Dans les ports, marinas, canaux, ce phénomène est accentué par la modification de l'hydrodynamisme : les digues, jetées artificielles créent des zones de calme favorisant l'accumulation de dépôts. Aux embouchures, la sédimentation résulte souvent de la rencontre entre les eaux fluviales chargées de sédiments et les eaux marines.

Une problématique récurrente
La sédimentation a trois conséquences majeures : réduction de la profondeur disponible, risquant ainsi l’échouage des navires; nécessité d’investir massivement pour maintenir l’activité commerciale ou de plaisance; accumulation de polluants piégés dans les sédiments (métaux lourds, hydrocarbures), rendant leur extraction complexe.
Aujourd’hui, le combat contre la sédimentation repose principalement sur deux approches : préventive et curative.
La technique curative la plus répandue est le dragage.
Il peut être mécanique avec l’utilisation de pelles hydrauliques ou de bennes preneuses sur pontons (technique plutôt adaptée pour les espaces restreints comme les marinas). Il peut aussi être hydraulique à l’aide de dragues aspiratrices à elinde traînante qui aspirent un mélange d’eau et de sédiments (idéal pour les grands chenaux).
Les techniques préventives se basent sur une logique de remise en suspension des particules.
L’injection d’eau sous basse pression dans la couche de sédiments permet de les refluidifier et les laisser être emportés par les courants naturels (marée descendante). Le hersage à l’aide d’une herse tractée par un navire remet les sédiments en suspension pour faciliter leur évacuation naturelle.
Un investissement intelligent
La lutte contre la sédimentation représente un poste de dépense colossal. Les coûts varient selon la nature du sédiment (la vase est plus coûteuse à traiter que le sable) et son degré de pollution. À l’échelle mondiale, l’entretien des ports et chenaux représente un investissement de plusieurs milliards d’euros chaque année.
Face aux coûts croissants et aux contraintes environnementales, l’innovation s’oriente vers la gestion « naturelle » et technologique et se concentre principalement sur l’approche préventive.
Ainsi, les rideaux de bulles, tels que notre technologie Invisibubble, sont utilisés de deux manières :
- Limiter l’intrusion de sédiments fins dans les darses fermées
- Recréer, à l’instar des injections d’eau ou du hersage, des mouvements d’eau pour que les particules reprennent leur chemin.
Ces barrières de bulles, qu’elles soient simple ou double ou même triple dans certain cas spécifiques pour la gestion des très fins sédiments, sont facilement mise en place à différentes profondeurs et dans différents types de milieux marins tels que les ports de mer, rivières, baies, lacs et réservoirs.
Un rideau de bulle placé à l’embouchure d’un cours d’eau prévient le mélange de l’eau claire avec celle chargée de sédiments. La sédimentation sera quand même présente, mais elle sera fortement réduite. Les bancs de sable typique de ces embouchures pourront ainsi être mieux gérés réduisant ainsi les frais importants reliés au dragage et les impacts environnementaux qui y sont rattachés.
A défaut de supprimer entièrement la problématique de sédimentation, cela permet de diminuer son impact et de fait les opérations de dragage. En termes de coûts, il est prouvé que, même si la mise en place de tels systèmes peut s’avérer de prime abord coûteux, c’est un investissement gagnant sur le long terme puisque l’action des rideaux de bulles diminue in fine l’action humaine et la fréquence des opérations de dragage classiques.
