Le sac plastique : un outil éphémère aux conséquences durables
L'histoire du plastique est celle d'une ascension fulgurante. Depuis les années 1950, la production mondiale a connu une croissance exponentielle, passant de 2 millions de tonnes par an à plus de 450 millions de tonnes aujourd'hui. On estime que près de 10 milliards de tonnes de plastique ont été produites au total, dont plus de la moitié au cours des 20 dernières années seulement.
Le sac plastique : la culture du jetable

Le sac plastique est devenu l’emblème de cette « culture du jetable ».
Introduit massivement dans la grande distribution dans les années 70 pour sa légèreté et son faible coût, il est aujourd’hui consommé à raison de 500 milliards d’unités par an dans le monde. Pourtant, son utilité est éphémère : un sac plastique est utilisé en moyenne 12 minutes avant d’être jeté.
Les sacs sont fabriqués par un procédé appelé extrusion-gonflage. Leur composition repose sur une base de polymères synthétiques (90 à 99% du poids), principalement dérivés de la transformation du pétrole et du gaz naturel, auxquels sont ajoutés divers additifs chimiques.
La majorité des sacs sont constitués de polyoléfines, une famille de plastiques appréciée pour sa souplesse et sa résistance. On en distingue trois types principaux selon l’usage du sac : le Polyéthylène Haute Densité (PEHD / HDPE) – c’est le matériau des sacs « bruyants » et fins des supermarchés (sacs fruits et légumes). Le Polyéthylène Basse Densité (PEBD / LDPE) – utilisé pour les sacs de boutiques plus épais, souples et brillants. Le Polypropylène (PP) : souvent utilisé pour les sacs de courses « réutilisables » ou tissés. Il supporte mieux la chaleur et les pliages répétés.
Pour donner au sac ses propriétés finales, les industriels mélangent au polymère fondu des additifs (1 à 10% du poids). Colorants : des pigments pour obtenir la couleur désirée. Plastifiants (ex: Phtalates) : parfois utilisés pour augmenter la flexibilité. Stabilisateurs UV : pour éviter que le sac ne devienne cassant et ne se désintègre trop vite sous l’effet du soleil. Agents glissants : pour que les sacs ne collent pas entre eux lors de la fabrication ou de l’ouverture. Antioxydants : pour protéger le plastique de la dégradation thermique lors de sa transformation en usine.
un sac plastique est utilisé en moyenne 12 minutes avant d’être jeté
Le constat est vertigineux : on estime qu’entre 75 et 200 millions de tonnes de plastique se trouvent actuellement dans le milieu marin. Chaque année, ce sont environ 11 millions de tonnes supplémentaires qui sont déversées dans les eaux, soit l’équivalent d’un camion poubelle vidé chaque minute.
Les sacs plastiques représentent à eux seuls environ 5 % de ces déchets, avec près de 66 milliards d’unités finissant leur course en mer annuellement.
Ces déchets ne disparaissent pas ; ils voyagent. Sous l’effet des courants marins, ils s’accumulent dans cinq zones de convergence majeures appelées gyres océaniques. Le plus célèbre, le « Great Pacific Garbage Patch » (ou 7e continent de plastique), est situé dans le Pacifique Nord et fait trois fois la taille de la France.
Cependant, la pollution n’est pas uniquement lointaine : la mer Méditerranée est l’une des plus polluées au monde avec 600 000 tonnes de plastique rejetées par an.
Ces plastiques proviennent majoritairement de l’activité terrestre (80 %), acheminés par les fleuves et rivières, ou abandonnés sur les littoraux touristiques.

Les sacs plastiques représentent à eux seuls environ 5 % des déchets marins
L'impact sur la faune et la flore marine

L’impact sur la biodiversité est dévastateur. Plus de 800 espèces marines sont directement menacées par ces débris. Les sacs plastiques sont particulièrement traîtres : flottant entre deux eaux, ils imitent l’apparence des méduses, nourriture principale des tortues marines.
L’ingestion entraîne des occlusions intestinales mortelles ou une fausse sensation de satiété menant à l’inanition. On estime que 100 000 mammifères marins et un million d’oiseaux meurent chaque année à cause de l’ingestion ou de l’enchevêtrement dans des plastiques.
Le danger réside également dans la persistance du matériau. Un sac plastique met entre 20 et 400 ans à se dégrader dans l’eau, selon les conditions d’exposition aux UV et à l’abrasion. Mais attention : « dégradation » ne signifie pas disparition.
Le plastique se fragmente en microplastiques (particules de moins de 5 mm) qui infiltrent toute la chaîne alimentaire, du plancton jusqu’à l’assiette de l’homme. En se décomposant, ils libèrent également des additifs chimiques toxiques, perturbant le système endocrinien des espèces marines et altérant durablement la santé des écosystèmes.
Un sac plastique met entre 20 et 400 ans à se dégrader dans l’eau
L'impact environnemental
L’impact environnemental des sacs plastiques est-il irréversible ?
Malgré les législations récentes visant à l’interdire, la demande mondiale, portée par l’emballage, continue de croître. Si la tendance actuelle se poursuit, la production de plastique pourrait tripler d’ici 2060, rendant la gestion des déchets à terre quasiment impossible pour de nombreux pays en développement.
Ce combat est une priorité pour The Searial Cleaners et ses partenaires qui mettent tout en œuvre d’abord pour limiter la présence des ces déchets dans l’eau, puis pour empêcher qu’ils n’y arrivent.
En conclusion
Le sac plastique est un polluant dont il va être difficile de se débarrasser, mais aussi et surtout un danger permanent pour la faune marine qui se retrouve victime d’un intrus néfaste.
Il est temps de mettre en place des actions fortes pour retirer ces déchets de la mer. Ces actions doivent être complémentaires, appuyées par des technologies innovantes et respectueuses de l’environnement pour agir à différentes échelles.
Retirer le plus vite possible ces déchets de nos mers pour permettre aux animaux de retrouver paix et sérénité.
